Un juge a temporairement bloqué, lundi 26 janvier, l’expulsion hors des Etats-Unis d’un garçon de 5 ans arrêté avec son père la semaine dernière dans le Minnesota. L’enfant est devenu depuis l’un des symboles des méthodes brutales de la police américaine de l’immigration.
« Toute expulsion ou transfert » de l’enfant et de son père sont interdits tant que ceux-ci contestent leur détention « et jusqu’à nouvel ordre » de la justice, a décidé, lundi, le juge Fred Biery, du tribunal fédéral de San Antonio, au Texas, où ils sont détenus.
Liam Conejo Ramos et son père Adrian Conejo Arias, originaire d’Equateur et présenté comme clandestin par l’administration Trump, ont été arrêtés le 20 janvier. Leur cas a suscité une vague d’indignation après qu’une photo montrant le garçonnet apeuré, coiffé d’un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir, est devenue virale.
Deux versions s’opposent concernant sa prise en charge par la police de l’immigration. Selon une représentante du réseau scolaire que l’enfant fréquentait, il a été utilisé comme « appât », forcé de frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s’y trouvaient.
Les autorités fédérales affirment, de leur côté, qu’il a été récupéré devant chez lui après que son père a pris la fuite. La mère et le frère aîné de Liam Conejo Ramos n’avaient pas été arrêtés en même temps.
Un agent de l’ICE a tenté d’entrer dans le consulat de l’Equateur
Dans le même temps, à Minneapolis, le ministère des affaires étrangères de l’Equateur a dénoncé, mardi, une tentative d’incursion d’un agent de la police américaine de l’immigration dans son consulat. Le gouvernement de Daniel Noboa, l’un des plus proches alliés de Washington en Amérique latine, a adressé une note de protestation à l’ambassade des Etats-Unis à Quito à propos de cet événement, a affirmé le ministère dans un communiqué.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage dissimulé tenter de pénétrer dans le bâtiment, tandis qu’un fonctionnaire l’avertit qu’il n’y est pas autorisé. Le ministère demande à ce que « des actes de cette nature ne se reproduisent dans aucun des bureaux consulaires de l’Equateur aux Etats-Unis ».
Dans le Minnesota, Donald Trump a annoncé mardi une « petite désescalade » après l’arrivée de son conseiller Tom Homan, dépêché pour désamorcer les tensions autour de l’opération anti-immigration ayant conduit à la mort de deux manifestants, Alex Pretti et Renee Good, tués par balles par des agents fédéraux.












