Jana Jaber, 15 ans, est une espoir du football féminin palestinien. Ce dimanche de la fin janvier, elle porte le maillot de la sélection nationale des moins de 16 ans pour s’entraîner avec ses partenaires du club d’Aïda, un camp de réfugiés à Bethléem, en Cisjordanie occupée. L’entraînement ressemble à n’importe quelle séance de n’importe quel club où jouent des enfants et des adolescents. Mais la ressemblance s’arrête aux échauffements, aux coups de sifflet, aux ballons qui volent : le stade de football, en pelouse artificielle, est bordé sur un flanc par l’immense mur de séparation construit par Israël il y a plus de vingt ans, sur l’autre par le camp de réfugiés, où vivent plus de 7 000 personnes depuis 1950.
Le terrain, construit il y a cinq ans, a été menacé de destruction par les autorités israéliennes début décembre. Motif invoqué par les ordres de démolition affichés sur le portail du stade : des raisons de sécurité. Ce qui désole Munther Amira, 54 ans, un pilier du club, figure de la lutte non violente contre l’occupation israélienne en Cisjordanie : « Le stade a été construit en 2019. On est installés sur une terre qui appartient à l’Eglise arménienne. Tout est clair. Et personne ne comprend ce qu’on pourrait menacer ici. »
Il vous reste 70.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











