Les représentants de la communauté éducative avaient beau savoir que le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait des suppressions de postes d’enseignants titulaires, ils n’en ont pas moins été décontenancés par l’ampleur des retraits d’emplois pour la rentrée 2026. Avec un mois de retard sur le calendrier habituellement millimétré de l’éducation nationale, en raison de l’absence de budget, le ministère a présenté, lors d’un comité social d’administration organisé lundi 26 janvier, la traditionnelle répartition des moyens entre académies pour l’année scolaire à venir. Et le coup de rabot est plus important qu’attendu.
Selon les documents fournis aux organisations syndicales et que Le Monde a pu consulter, à la rentrée 2026, les écoles primaires publiques perdront ainsi 2 229 « moyens d’enseignement », ainsi que sont désignés les professeurs titulaires ou stagiaires en charge de classes. Les collèges et lycées, plus de 1 800. C’est davantage que ce que laissait présager le projet de loi de finances (PLF) 2026, lequel prévoit 1 891 suppressions de postes de titulaires dans le premier degré public, 1 365 dans le second degré public.
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