- Un chien nommé Kenzo a été percuté par un train de la SNCF mi-janvier, à proximité de la gare Saint-Augustin, à Nice (Alpes-Maritimes).
- Sa propriétaire a saisi la justice pour engager la responsabilité civile du groupe ferroviaire.
- L’affaire rappelle celle du chat Neko, tué en 2023 par un TGV sur les rails de la gare Montparnasse, à Paris.
Une procédure judiciaire loin d’être commune. Il y a quelques semaines, Marie a dû affronter la mort de Kenzo, son chien. Ce dernier a été tué au début du mois par un train, non loin de la gare Saint-Augustin, à Nice (Alpes-Maritimes). Depuis, la propriétaire a saisi les tribunaux pour engager la responsabilité civile de la SNCF (nouvelle fenêtre), rapporte ce lundi 26 janvier ici Azur (nouvelle fenêtre). La femme vient de déposer un dossier en ce sens auprès du palais de justice de la métropole de la Côte d’Azur.
Le précédent du chat Neko
L’animal a été percuté le 11 janvier, mais sa dépouille n’a été récupérée que deux jours plus tard. Depuis, Marie ne décolère pas. « Peut-on avoir accès aux comptes-rendus des conducteurs ? Des contrôles ont-ils été effectués sur la voie pendant deux jours ? Pourquoi n’ont-ils pas signalé le chien mort ? On l’a retrouvé mardi matin !
« , développe-t-elle, auprès des journalistes de la radio locale. La Niçoise s’interroge de manière plus générale sur la question de savoir si « tout a vraiment été tenté pour éviter ce drame
« . D’après ici Azur, Marie a tenté de déposer une plainte au pénal contre le groupe ferroviaire. Mais la propriétaire a finalement plutôt été orientée vers des poursuites civiles.
L’affaire rappelle celle du chat Neko, tué en juillet 2023 par un TGV à la gare Montparnasse, à Paris. Le félin, appartenant à une famille bordelaise, était mort après s’être échappé sous les rails du train. À l’époque, la SNCF avait refusé de décaler le départ du TGV après le signalement de ses propriétaires aux agents du groupe. Une décision qui avait fait polémique. Le ministre de l’Intérieur alors en poste, Gérald Darmanin, s’était dit « particulièrement choqué
» par les faits.
Condamnée en première instance à une amende de 1.000 euros pour « négligence », la compagnie ferroviaire avait finalement été relaxée en appel. La SNCF a néanmoins fait évoluer ses règles depuis la controverse liée au chat Neko. En mai dernier, l’entreprise avait fait savoir que le départ d’un train pourrait désormais être retardé jusqu’à vingt minutes sur l’horaire initial si jamais un animal de compagnie s’échappait sur les voies.














