Après le meurtre présumé, qualifié de raciste par la justice, d’Ismaël Aali, 20 ans, retrouvé sans vie dans un étang glacé à Loire-sur-Rhône (Rhône), au sud de Lyon, le 6 janvier, sa famille a organisé une marche blanche à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), avec l’aide de la section locale de la Ligue des droits de l’homme, samedi 24 janvier. Environ 250 personnes l’ont accompagnée dans son deuil doublement douloureux. Au grand vide de la perte brutale du jeune homme s’ajoute la cruelle absence d’explication sur les circonstances de sa mort.
Le silencieux cortège est parti du palais de justice pour rejoindre l’hôtel de ville, par les rues piétonnes de la sous-préfecture de Saône-et-Loire, comme s’il reliait symboliquement deux piliers de la République. Voisins du quartier populaire des Aubépins, anciens camarades de classe, tous étaient tristes, incrédules.
« Quand nous avons appris son décès par les réseaux [sociaux], nous avons été sous le choc. Il reste dans notre mémoire », ont confié Chloé et Zakarya (ils n’ont pas souhaité donner leur nom de famille, comme toutes les personnes citées par leur prénom), 21 ans, roses blanches à la main. « Votre présence est un geste fort. (…) Cette marche n’est ni un cri de colère, ni un appel à la haine », a déclaré Samira Aali, tante d’Ismaël Aali.
Il vous reste 78.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
















