Malgré les victoires militaires contre le Hamas, le Hezbollah et l’Iran, le traumatisme de la défaite du 7 octobre 2023, face à l’attaque terroriste perpétrée par le mouvement palestinien, demeure entier pour l’armée israélienne. Un « échec grave, retentissant et systémique », selon la formule du chef d’état-major, Eyal Zamir, fin novembre 2025, au moment de prononcer des sanctions individuelles contre des hauts gradés jugés responsables. Une faillite qui explique pour partie le positionnement de l’armée israélienne depuis le cessez-le-feu imposé en octobre 2025 par Donald Trump.
« Pour l’armée, ce qui a changé, c’est que nous étions prêts à prendre des risques pour la paix. Et maintenant, nous ne le sommes plus. Nous voulons la paix, mais nous ne sommes pas prêts à prendre des risques », indique une source militaire officielle autorisée à répondre au Monde.
L’enjeu des prochaines semaines est celui du désarmement du Hamas et de la démilitarisation de la bande de Gaza, points-clés de la deuxième étape du « plan de paix » de Donald Trump. « Ils doivent déposer les armes, et s’ils ne le font pas, ce sera leur fin », a menacé le président américain depuis Davos (Suisse), où se tenait le Forum économique mondial, jeudi 22 janvier, en installant le « board of peace » (conseil de la paix) imaginé au moment de l’annonce du cessez-le-feu.
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