- Une marche blanche a été organisée ce dimanche 25 janvier à Mitry-Mory (Seine-et-Marne).
- Plus de 2.000 personnes ont rendu hommage à Camélia, la lycéenne de 17 ans qui s’est suicidée le 13 janvier sur fond de harcèlement scolaire.
Suivez la couverture complète
Le fléau du harcèlement scolaire
« Ensemble contre le harcèlement scolaire »
, voilà le message porté par les organisateurs de la marche blanche. Plus de 2.000 personnes, selon eux, ont participé ce dimanche 25 janvier à un hommage à Camélia, l’adolescente de 17 ans qui a mis fin à ses jours mi-janvier après s’être allongée sur les rails du RER B. Deux enquêtes ont été ouvertes, dont l’une pour « harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider ».
« Le harcèlement scolaire est un crime »
Depuis la gare de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, jusqu’au lycée Honoré de Balzac, où était scolarisée l’adolescente, les habitants ont déambulé pendant près d’une heure. Devant l’établissement, l’oncle de Camélia a pris la parole pour dénoncer le harcèlement scolaire. De nombreuses personnes qui côtoyaient l’adolescente étaient présentes. « Je suis bouleversée et émue »
, a témoigné au micro de LCI une lycéenne qui affirme avoir elle-même été victime de harcèlement dans cet établissement (voir vidéo en tête de cet article). « J’ai fait ma seconde dans ce lycée. J’ai très rapidement changé. »
Des pancartes « le harcèlement scolaire est un crime »
ou demandant « justice pour Camélia »
ont été arborées, accompagnées de roses blanches déposées sur les grilles du lycée. La députée de la circonscription, Ersilia Soudais (LFI), était présente.
Une semaine après la mort de Camélia, la famille a porté plainte. D’après l’AFP, les élèves de sa classe ont été convoqués ces derniers jours par les enquêteurs au commissariat de Torcy. Le proviseur de l’établissement a notamment été mis en cause par la famille, mais le procureur a « solennellement »
appelé « à la plus grande prudence dans l’expression publique et la mise en cause médiatique de personnes »
, insistant sur le « panorama très complexe des interactions entre les lycéens et lycéennes concernés ou susceptibles de l’être »
.












