« On ne pourra pas y échapper », prévient Myriam Savy, directrice de la communication et du plaidoyer de l’association Addictions France. Le « y », ce sont les publicités des opérateurs de paris sportifs, appelées à se multiplier en 2026. En effet, ceux-ci prévoient d’augmenter leurs investissements promotionnels de 25 % cette année.
Des stratégies « offensives » qui s’expliquent par un calendrier aussi dense que porteur – avec les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (du 6 au 22 février) et la Coupe du monde masculine de football, aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada (du 11 juin au 19 juillet) –, mais aussi par la « concurrence exacerbée sur le marché en ligne », écrivait l’Autorité nationale des jeux (ANJ), chargée de contrôler le secteur, dans un communiqué publié vendredi 9 janvier.
Chaque année, les opérateurs sont tenus de soumettre leur stratégie publicitaire à l’approbation de l’instance, qui peut assortir son feu vert de conditions ou de restrictions. Celle-ci a entériné la hausse promotionnelle du secteur pour 2026, tout en demandant « pour la première fois » à l’ensemble des acteurs agréés de « ne pas dépasser le budget global annoncé » et de « limiter toute réaffectation interne des dépenses ». En outre, l’ANJ se réserve la possibilité de mener des « opérations de contrôle spécifiques ». Si les engagements ne sont pas respectés, elle pourra saisir une commission spécifique, indépendante et présidée par un magistrat, qui statuera sur une éventuelle sanction.
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