Incarcéré depuis le 9 janvier 2026, le gérant du bar Constellation Jacques Moretti a quitté la prison de Sion, a appris BFMTV ce samedi 24 janvier. Un proche s’est acquitté de la caution de 200.000 francs suisses (soit 215.000 euros), permettant sa libération.
Le tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais a ordonné, ce vendredi 23 janvier, la libération conditionnelle du co-propriétaire du bar Le Constellation à Crans-Montana, où s’est produit un incendie la nuit du Nouvel An, faisant 40 morts et 116 blessés.
Il sera cependant soumis à des « mesures de substitution ». Ces dernières sont des contraintes ayant pour but de l’empêcher de fuir. Il a interdiction de quitter le territoire suisse, mais aussi l’obligation de « déposer tous ses documents d’identité et de séjour auprès du Ministère public », a indiqué le tribunal dans un communiqué.
Une libération qui inquiète les familles des victimes
De nombreuses victimes et leurs familles se sont indignées de la décision de la justice suisse. « Une vraie tromperie », a dénoncé Carla Masiello, mère italienne d’une victime de l’incendie, qui pense les mesures insuffisantes, au micro de BFMTV.
« Il a toujours la possibilité de s’enfuir et de produire de faux documents d’identité », a-t-elle souligné.
En « colère », Laeticia Brodard-Sitre, qui a perdu son fils Arthur dans l’incendie, a estimé qu’il existe un « grave risque de collusion aujourd’hui » et un « risque de fuite » de Jacques Moretti.
Dans son communiqué, le Tribunal des mesures de contrainte a tenu à rappeler « que tout prévenu est présumé innocent jusqu’à l’entrée en force d’un jugement de condamnation. Le principe cardinal en procédure pénale suisse est donc que le prévenu reste en liberté jusqu’à son jugement. »
Le co-propriétaire du bar Le Constellation et son épouse, Jessica Moretti, restent tous les deux visés par une instruction pénale pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ».
Article original publié sur BFMTV.com












