Si le montant peut sembler important, il n’y a là rien de surprenant, assure le ministère camerounais des Finances. En interne, un cadre explique ainsi : c’est une mise en application « efficace » de la loi de finances votée par la répresentation nationale.
De quoi financer des projets de développement, mais aussi payer les factures en attente. Car 2025 a été une année « sensible » au Cameroun. La crise post-électorale a perturbé l’activité.
Moins de rentrées fiscales et une hausse des dépenses sécuritaires : l’État doit pouvoir régler rapidement ce qu’il doit aux entreprises pour relancer l’activité. Mais aussi, par exemple, verser au fonds d’investissement britannique Actis les 78 milliards destinés à renationaliser Eneo, opérateur majeur de l’électricité dans le pays.
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Une stratégie risquée selon des économistes
Même s’il n’est pas question de sur-endettement puisque le taux d’endettement du Cameroun (42% de son PIB, NDLR) est sous les seuils fixés par le FMI et les directives communautaires, pour plusieurs économistes, cette stratégie reste risquée.
Pour Eugène Nyambal, ancien représentant des pays africains au conseil d’administration du FMI, ((ancien chef de mission à la Banque Mondiale)), l’économie camerounaise continue de fonctionner sous perfusion et à court terme. Il manque, selon lui, un texte de politique générale détaillant quels seront les projets prioritaires et leur état d’avancement.
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