Certes, ce n’est pas une déclaration d’amour. Mais après le trou d’air provoqué par l’intervention de la France, le 12 octobre 2025, pour exfiltrer le président malgache Andry Rajoelina, contesté par la génération Z, le communiqué commun publié, mardi 20 janvier, par le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, et son homologue, Christine Razanamahasoa, à l’issue de leur entrevue parisienne, exprime une ostensible volonté d’apaisement.
Les chefs de la diplomatie ont réaffirmé « leur attachement à [une] relation bilatérale amicale et intense » et se sont félicités « du caractère unique du lien entre les deux pays, marqués par la présence de plusieurs dizaines de milliers de ressortissants de Madagascar en France », et réciproquement. Ils ont annoncé la préparation d’un « cadre de partenariat renouvelé aligné sur les priorités de la refondation » de Madagascar.
La rencontre intervient dix jours après l’arrivée d’instructeurs russes à Antananarivo pour consolider la formation de l’armée malgache et renforcer la sécurité de Michaël Randrianirina, le colonel à la tête du pays depuis le départ d’Andry Rajoelina. Une évolution qui n’est pas sans inquiéter Paris, compte tenu du travail de sape auquel se prête la Russie pour fragiliser la France. En particulier en soutenant les revendications de Madagascar pour la restitution des îles Eparses, ce chapelet de terres situé au milieu du canal du Mozambique, conservé par la France après l’indépendance du pays en 1960.
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