Cheveux impeccablement tirés, port de tête autoritaire et bijoux volumineux en pierres de couleur, Doris Brynner (1931-2025) fut l’une des figures d’une ère évanouie. « Femme du monde » et « icône jet-set », disait-on à propos de cette Croate élevée au Chili.
Epouse de l’acteur russo-américain Yul Brynner, l’un des Sept Mercenaires (1960) de John Sturges, membre d’une élite alliant le chic à la célébrité (Richard Burton, Lee Radziwill, Marella Agnelli…), elle fut tour à tour mannequin pour Pierre Cardin, VRP auprès des meilleures clientes romaines de Valentino ou encore propriétaire de boutiques de décoration en Suisse (La Véranda, DB Décoration).
Elle entre chez Dior en 1997 et y mène à la baguette le département Maison. Là, elle développe des collaborations avec des verriers de Murano et déploie un raffinement traditionnel, tout en porcelaine et argenterie. Presque un an après sa mort, l’antenne parisienne de Sotheby’s dévoile près de 300 lots personnels, issus de son appartement parisien et de sa maison de Lausanne, sous la forme d’une exposition ouverte au public puis d’une vente aux enchères.
Candélabres Claude Lalanne et minaudière Jean Schlumberger, robe Balenciaga, croquis signés de la main de John Galliano ou broches empierrées offertes ou léguées par ses complices Elizabeth Taylor et Audrey Hepburn témoignent d’une vie de faste, d’un œil sélectif, d’un goût forgé par l’amitié et d’un sens de l’élégance tout en maîtrise.
Hommage à Doris Brynner – « From Doris with Love : The Personal World of Doris Brynner », exposition chez Sotheby’s, 83, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8e. Du 23 au 26 janvier. Ventes les 27 (sur place) et 28 janvier (en ligne).












