- Le député européen Place Publique a reçu Darius Rochebin au Parlement européen ce jeudi sur LCI.
- Un entretien au cours duquel il s’est félicité de la riposte de l’UE face aux menaces de Donald Trump sur le Groenland.
- « Si la France veut renouer avec son destin, c’est par l’Europe que ça passe », a plaidé le potentiel candidat à l’Élysée en 2027.
Suivez la couverture complète
Menace d’annexion du Groenland : tension maximale entre les Etats-Unis et l’Europe
Le dossier du Groenland marque-t-il un tournant dans les relations entre l’Union européenne et les États-Unis de Donald Trump ? « La leçon de toute cette séquence, c’est que quand l’Europe parle fort, quand la France parle fort, Trump recule »
, a estimé ce jeudi le député européen Raphaël Glucksmann sur LCI. « Ses exigences, aujourd’hui, semblent correspondre plus ou moins à une forme de statu quo »
, a-t-il ajouté, jugeant que « la menace du bazooka commercial européen » a fait reculer le président américain car sa mise en place aurait été « un désastre pour l’économie américaine »
.
« Donald Trump doit apprendre que dans la vie, il n’y a pas que des vassaux, des larbins, des esclaves, mais il y a aussi des nations libres, une puissance européenne qui émerge et qui lui tiendra tête. On ne va pas vendre, pan par pan, la souveraineté européenne »
, a plaidé le coprésident du mouvement Place Publique. « Je pense qu’il faut arrêter cette lamentation permanente des Européens sur leur propre faiblesse. Si on veut être fort, on peut être fort. »
Pour Raphaël Glucksmann, la situation actuelle prouve qu’il faut aller plus loin dans la construction européenne, notamment en matière militaire. « Il y a une chose que Donald Trump dit et qui est juste – ça peut arriver même aux horloges cassées d’indiquer l’heure – c’est que nous devons faire l’effort de nous réarmer »
, a-t-il souligné. « Si nous voulons porter jusqu’au bout ce discours de souveraineté, si nous voulons être libres, si nous voulons choisir notre destin, eh bien nous devons investir dans notre défense. »
La menace sécuritaire immédiate sur le continent européen, c’est la menace russe
La menace sécuritaire immédiate sur le continent européen, c’est la menace russe
Raphaël Glucksmann
L’Europe sera-t-elle au cœur d’une éventuelle candidature Glucksmann à l’Élysée en 2027 ? « Il y a énormément de Françaises et de Français qui savent que pour que la France renoue avec son destin de grandeur, de puissance, c’est par l’Europe que ça passera »
, a-t-il estimé. « Les Américains défendent leurs intérêts. Nous, nous défendons le multilatéralisme, la charte de l’OMC, nous défendons le droit international, mais nous ne défendons pas les intérêts européens. Et désormais, c’est ce qu’on va devoir faire. »
Alors que certains observateurs se demandent si Donald Trump ne serait pas désormais plus dangereux que Vladimir Poutine, Raphaël Glucksmann a rappelé que « la menace sécuritaire immédiate sur le continent européen, la guerre physique d’affrontements militaires qui arrive, selon l’ensemble de nos services de sécurité, c’est la menace russe. C’est la possibilité d’invasion de l’Estonie, de la Lettonie par les armées de Poutine »
.
D’après lui, « il faut prendre en compte le fait que nous avons une menace existentielle qui est la menace russe. Face à cela, nous sommes seuls, et ça, il faut l’accepter et l’assumer, et donc considérer une chose simple : les États-Unis d’Amérique, sous Donald Trump, ne sont plus nos alliés. Par contre, il y a des endroits où il va falloir qu’on obtienne, d’eux, une certaine forme de soutien, parce qu’on n’est pas encore prêts à assumer seul la confrontation avec la Russie. »













