Sur les berges du fleuve Maroni, l’annonce, lundi 19 janvier, de la candidature de Léon Bertrand n’a pas surpris, tant l’expérimenté homme de droite a multiplié ces derniers mois les déclarations d’intention. En 2018, contraint par la justice de renoncer à ses fonctions d’édile de Saint-Laurent-du-Maroni, il avait pourtant annoncé « la fin de sa vie d’homme politique » après trente-cinq ans de mandats locaux (maire, président d’agglomération, conseiller régional) et nationaux (député, ministre délégué). « Je ne vais pas faire des campagnes à 70 ans », avait-il assuré au moment de quitter ses fonctions municipales. Huit ans après, à 74 ans, il remonte sur scène pour ce qui s’apparente au dernier acte de son long parcours.
L’ancien maire RPR puis UMP de Saint-Laurent de 1983 à 2018 se présente avec une « liste d’ouverture ». Il fait de la sécurité, de la jeunesse – l’âge médian à Saint-Laurent est de 17 ans – et de la cohésion sociale les axes majeurs de son programme dans une commune en plein essor qui souffre néanmoins d’un retard de développement. A Saint-Laurent, seuls 40 % des logements sont considérés comme légaux par la mairie, le reste des habitants vivant dans des conditions informelles extrêmement précaires. La moitié est sans travail. La ville se trouve gangrenée par la violence et les trafics, en raison notamment de sa proximité avec le Suriname, un narco-Etat rouage du trafic international de cocaïne.
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