Bien que porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon s’est exprimé à « titre personnel » ce jeudi 22 janvier, affichant au micro de CNews-Europe 1 ses « gros doutes » concernant la proposition de loi créant une aide à mourir, qui a fait son retour au Parlement cette semaine après moult reports.
« Je pense que l’on prend le risque d’ouvrir une boîte de pandore », s’est-elle inquiétée, rappelant que, comme députée, elle s’était abstenue sur le texte ad hoc adopté à l’Assemblée nationale le 27 mai 2025. Une position contraire à la majorité de son groupe, les deux tiers s’étant prononcés pour.
« On verra où on en sera à la fin »
Soulignant que le projet de loi avait déjà largement évolué depuis que l’exécutif l’a mis sur la table en avril 2024 – la dissolution de l’Assemblée nationale avait stoppé les premiers débats, avant que le texte ne soit divisé en deux propositions de loi, l’une sur l’aide à mourir, l’autre sur les soins palliatifs – Maud Bregeon a conclu:
« On verra où on en sera à la fin, mais je conserve de gros doutes en la matière. »
Après son adoption en première lecture en mai à l’Assemblée nationale, l’aide à mourir a fait son retour au Parlement mardi, avec un examen au Sénat. La chambre haute, dominée par la droite, a enterré cette réforme sociétale majeure, en vidant de sa substance son article-clé.
La suite du processus parlementaire risque donc essentiellement de se dérouler à l’Assemblée nationale, où une nette majorité avait pu se dégager, au contraire du Sénat. Le gouvernement espère saisir les députés en deuxième lecture au plus vite, potentiellement dès le mois de février.
Article original publié sur BFMTV.com











