Ce n’est pas souvent qu’on voit le compte de l’Élysée partager un GIF moqueur d’un chef d’État. C’est pourtant la méthode qui a été choisie ce mercredi 21 janvier en fin de journée, pour démentir les propos du président Donald Trump. Lors de son discours à Davos, le milliardaire avait assuré avoir réussi à mettre sous pression son homologue pour augmenter le prix des médicaments.
Entre Emmanuel Macron et Donald Trump, une fausse complicité qui tourne à la vraie confrontation
C’est – au moins – la quatrième fois que Donald Trump évoque devant la presse ce présumé échange avec son homologue français. « Je lui ai dit : “Emmanuel, il va falloir que vous augmentiez le prix des médicaments” », a indiqué Donald Trump. Face au refus d’Emmanuel Macron, l’Américain assure avoir insisté : « Emmanuel, cela fait 30 ans que vous profitez des États-Unis avec les médicaments sur ordonnance. Si, tu vas le faire. »
Sauf qu’il n’en est rien. L’Élysée, qui avait déjà démenti auprès de la presse cet échange, a cette fois réagi sur le réseau social X, non sans un certain mordant. « Il paraît que le Président Emmanuel Macron aurait augmenté les prix des médicaments. Il ne fixe pas leurs prix. Ceux-ci sont encadrés par la sécurité sociale. Ils sont d’ailleurs restés stables. Tous ceux qui sont entrés dans une pharmacie française le savent », a cinglé le compte officiel de la présidence. Le tout assorti d’un GIF de Donald Trump, en train de prononcer sa réplique favorite face à ses détracteurs : « Fake news ». En français, « fausse information ». En langage (peu diplomatique) : retour à l’envoyeur.
Donald Trump et Emmanuel Macron ne se sont pas croisés à Davos. Mais le président américain, ses ambitions d’annexion du Groenland et ses menaces de droit de douane ont occupé une large partie de l’intervention de son homologue français. Sans jamais le nommer, Emmanuel Macron a ainsi fustigé les « idées folles » et mis en garde contre « un ordre mondial qui serait décidé par ceux qui prétendent avoir la voix la plus forte, ou le bâton le plus fort. » Diplomatie oblige, le président de la République a refusé de répondre à ceux qui lui demandaient si Donald Trump était toujours un « allié ». Fidèle à lui-même, Donald Trump a lui assuré qu’il « aimait beaucoup » Emmanuel Macron. Sans qui ne l’empêche pas d’assurer que « plus personne ne veut de lui. »
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