« Tout le monde veut en faire partie », avait assuré Donald Trump au sujet de son « Conseil de paix », et pourtant les réponses positives restent timides. Soixante dirigeants ont reçu l’invitation pour siéger dans cette nouvelle organisation internationale voulue par le président américain, en concurrence directe avec l’ONU.
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Benjamin Netanyahu a accepté l’invitation « à rejoindre, en tant que membre, son Conseil de paix », a fait savoir son bureau, ce mercredi 21 janvier. L’ÉgÉgypte également répondu positivement, tout comme l’Azerbaïdjan, le Kosovo, le Kazakhstan et le Bahreïn. ant eux, le roi du Maroc, Mohamed VI avait confirmé sa participation en tant que « membre fondateur ». Le Premier Ministre hongrois, Viktor Orban, en avait fait de même, qualifiant l’invitation d’« honorable ».
Ce mardi 20 janvier, le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, le Premier Ministre arménien, Nikol Pashinyan ainsi que le ministère des Affaires étrangères de Biélorussie, ont accepté l’invitation. Ce dernier a d’ailleurs ajouté qu’il espérait que le mandant de ce « Conseil de paix serait largement accru par rapport à ce qui est proposé par cette initiative ». Javier Milei, président argentin, avait aussi confirmé son intention de siéger.
Un « Conseil de paix » sans la France et la Norvège
Certains, comme la France, ont déjà refusé de participer. Lundi, l’entourage d’Emmanuel Macron a indiqué qu’il « ne peut donner (une) suite favorable » à ce stade. Une réponse qui a fait réagit Donald Trump en brandissant la menace des droits de douane. « Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer », a-t-il déclaré à des journalistes en Floride.
La Norvège a également décliné l’invitation, ce mercredi. « Il est important que cette proposition s’inscrive dans le cadre des structures existantes telles que l’ONU et de nos engagements internationaux », a précisé le secrétaire d’État auprès du Premier Ministre.
De son côté, Volodymyr Zelensky a indiqué qu’il « n’imagine pas » y participer aux côtés de la Russie. Laquelle n’a pas encore répondu clairement, et a dit vouloir « clarifier toutes les nuances » qui entourent ce « Conseil de paix ».
Au Canada, « nous examinons la situation. Mais nous n’allons pas payer un milliard de dollars », a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, à l’AFP. D’autres comme le Royaume-Uni, Singapour, l’Australie, la Turquie, la Croatie ou encore la Suisse ont affirmé qu’ils étudiaient la proposition. Les Allemands, eux, ont affirmé devoir se « coordonner » avec leurs partenaires. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, réserve sa réponse pour plus tard.
L’adhésion à plus d’un milliard
L’Italie, la Suède, la Finlande, l’Albanie, le Brésil, le Paraguay, la Jordanie, la Turquie, la Chine, la Grèce, la Slovénie, la Pologne, l’Inde et la Corée du Sud, ont également reçu l’invitation, précise TF1.
Le « Conseil de paix » avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le Hamas. Cette nouvelle formule prévoit que le président américain soit le seul habilité à inviter d’autres chefs d’États à y participer. Et cela pour la modique somme de plus d’un milliard de dollars, payable en espèces.
« Chaque État membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président », indique l’invitation, que s’est procurée l’AFP.
Donald Trump a justifié cette nouvelle institution par les « approches et institutions qui ont trop souvent échoué » et souligne « la nécessité d’une organisation de paix internationale plus agile et efficace », peut-on lire dans l’invitation transmise aux dirigeants. Il espère que le « Conseil de la paix » pourra entrer en vigueur dès ce jeudi 22 janvier, au Forum économique mondial de Davos. Condition nécessaire : trois États doivent avoir signé la charte.
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