A Washington, on ne s’attend pas à une réponse musclée des Européens aux nouvelles menaces de Donald Trump. « Je ne pense pas qu’ils vont beaucoup résister », a déclaré le président américain, mardi 20 janvier, réitérant sa volonté d’annexer le Groenland, territoire autonome danois, et d’augmenter, dès le 1er février, les droits de douane des six pays (France, Allemagne, Danemark, Suède, Pays-Bas et Finlande), qui ont manifesté leur opposition à son projet, en y envoyant des soldats. « J’imagine que [les Vingt-Sept] vont mettre sur pied un redoutable groupe de travail européen, qui semble être leur arme la plus puissante », a, pour sa part, raillé Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, devant quelques journalistes, dont le Financial Times, lors du Forum économique mondial à Davos, lundi.
Il faut dire que, depuis un an, plus que montrer leurs muscles, les Européens ont privilégié la conciliation et le dialogue. Quitte à accepter, en juillet 2025, un accord commercial déséquilibré avec les Etats-Unis et à renvoyer l’image d’une Europe faible. « Pendant un an, on a discuté. J’espère qu’aujourd’hui, les admirateurs de l’étoile morte de la grande amitié transatlantique s’aperçoivent qu’elle est morte, même si elle brille encore », lance l’eurodéputée (Renew) Nathalie Loiseau
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