« Une pause déjeuner dans une barquette en glaçon ? », « un yaourt dans un pot en poils ? », « une livraison de légumes dans une cagette en marbre ? »… Pour tenter de réhabiliter les emballages plastiques auprès du grand public, les industriels de la plasturgie ont décidé de jouer la carte de l’« absurde ». Polyvia, leur principal syndicat, a lancé, le 12 janvier, une vaste campagne de communication intitulée « Too much ? », qui vise à « dépasser les idées reçues sur les emballages plastiques ».
Prévue pour durer un an, la campagne est déjà visible sur 457 écrans répartis dans 257 supermarchés (Carrefour City, Franprix, Intermarché Express) de grands centres urbains (Paris, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Nantes, Lille, Rennes et Caen). Interrogé par Le Monde, Polyvia n’a pas voulu communiquer le budget de cette opération de communication dont l’objectif est d’« interroger les choix actuels en matière d’emballages et, en particulier, la tendance à remplacer le plastique par d’autres matériaux ».
La loi « antigaspillage » pour une économie circulaire, dont les décrets sont systématiquement attaqués en justice par le lobby du plastique, prévoit notamment la fin de tous les emballages plastiques à usage unique à l’horizon 2040. Et, au niveau international, la France pousse, avec l’Union européenne, à l’élaboration d’un traité qui fixe des objectifs de baisse de la production de plastique pour mettre fin à la pollution : l’équivalent d’un camion poubelle rempli de déchets plastiques est déversé chaque minute dans l’océan.
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