« Christian Olivier fait la première partie de Têtes raides », annonce le Théâtre Déjazet, place de la République, à Paris. Comme si, dans d’autres registres musicaux, la figure du rap marseillais Akhenaton ouvrait le spectacle pour son groupe, IAM, ou Arthur Teboul pour Feu ! Chatterton. Christian Olivier, 61 ans, chanteur, musicien et graphiste du groupe punk-rock Têtes raides, fondé en 1984, aura mis quarante ans à réaliser son rêve.
A la table d’un bistrot, pas très loin de son atelier des Chats pelés, le duo d’illustrateurs qu’il forme avec Lionel Le Néouanic, l’artiste, toujours affublé de son chapeau noir, est aux anges. La première fois qu’il est entré dans le théâtre Déjazet ouvert en 1851, c’était pour aller voir un monument de la poésie et de la chanson française, Léo Ferré, qui y donnait, dans les années 1980, ses derniers concerts. Alors, pour le chanteur de Têtes raides, auteur de quatre albums solo, les concerts programmés dans le vieil établissement sont à la fois intenses et joyeux.
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