Merci pour votre question. De nombreux dirigeants étrangers, dont le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, ont reçu une invitation à rejoindre cette nouvelle entité proposée et présidée par Donald Trump. Mais moins d’une dizaine a, pour l’heure, répondu positivement. Parmi eux, le premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orban, le président argentin Javier Milei, ou encore l’autocrate biélorusse, Alexandre Loukachenko.
Ailleurs dans le monde, le président américain n’a récolté que silences ou refus polis. Le gouvernement canadien a fait savoir qu’il ne paierait pas pour siéger dans cette instance. La France a fait savoir qu’elle n’entendait pas, « à ce stade », donner une suite favorable à cette invitation. La voix française est le reflet d’une ligne européenne : les Européens disent pour l’heure vouloir examiner le cadre juridique de ce conseil avant de prendre position.
Le « conseil de la paix » ou « board of peace » avait initialement été conçu par Donald Trump pour orchestrer la reconstruction de la bande de Gaza. Mais il semble que la Maison Blanche ait revu ses ambitions : son projet de « charte », ébruitée lundi dans la presse, révèle un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde. Elle semble ainsi en faire un véritable substitut des Nations unies. Nulle part dans le document ne figure d’ailleurs la mention de Gaza. Les Etats candidats à un siège permanent à ce conseil devront s’acquitter de « plus de 1 milliard de dollars » (860 millions d’euros), selon cette « charte », qui accorde en outre des pouvoirs très étendus à Donald Trump. Une cérémonie est déjà prévue jeudi pour saluer la formation de ce comité depuis le Forum économique mondial, qui se déroule à Davos.













Jérôme