- L’ancien maire de Levallois âgé de 77 ans comparaîtra le 20 février devant le tribunal correctionnel de Nanterre.
- Il est soupçonné d’avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeurs et des véhicules à des fins privées.
- Il doit également s’expliquer sur le cas d’un ancien collaborateur qui a continué à être rémunéré après son départ en retraite.
Retour sur le banc des accusés pour Patrick Balkany. L’ancien maire de Levallois-Perret est attendu le mardi 20 février devant le tribunal correctionnel de Nanterre, qui doit le juger pour détournement de fonds publics, annonce le parquet de Nanterre dans un communiqué. L’audience aura pour but de fixer la date du procès au fond de cette affaire concernant des faits qui s’étaient déroulés de janvier 2010 à mai 2015, à l’époque où il était encore maire de cette ville des Hauts-de-Seine.
Le ministère public précise que l’affaire a débuté en décembre 2012 après un signalement de deux syndicats de policiers municipaux au parquet, qui a décidé d’ouvrir une enquête. Celle-ci a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique de la police judiciaire parisienne. Une information judiciaire a été ouverte en décembre 2013.
« Des accusations infondées et calomnieuses »
Mis en examen en juillet 2020, l’ancien édile est soupçonné d’avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeurs et des véhicules à des fins privées. « Nous serons présents à l’audience, aux côtés de Patrick Balkany, pour contester formellement ces accusations infondées et calomnieuses »
, ont réagi auprès de l’AFP ses avocats Mes Robin Binsard et Romain Dieudonné.
Selon Le Parisien
, Patrick Balkany est aussi convoqué le 20 février pour une autre affaire de détournement de fonds publics dans laquelle Renaud Guillot-Corail, son ancien directeur du développement économique de Levallois aurait continué à être rémunéré après avoir pris sa retraite en 2012. Une somme qui avoisinerait les 300.000 euros au total.
Cette seconde affaire n’a pas fait l’objet d’une instruction mais d’une convocation au tribunal par citation directe à l’initiative du parquet, précise le quotidien. « C’est par voie de presse que nous apprenons la convocation dans le second dossier, on saluera l’élégance du parquet qui préfère la presse au code de procédure pénale »
, ont ironisé Mes Binsard et Dieudonné.
La semaine dernière, le tribunal d’application des peines d’Evreux a accordé à Patrick Balkany, 77 ans, la libération conditionnelle pour les dix-huit mois de prison qu’il lui reste à purger après sa condamnation en 2023 pour plusieurs délits financiers, une décision dont le parquet a fait appel.
Déclaré inéligible par la cour d’appel de Paris en 2023, cette figure de la droite des Hauts-de-Seine reste très impliquée dans la politique locale, à quelques semaines des élections municipales. Maire de la commune depuis 2020, son ancienne directrice de cabinet Agnès Pottier-Dumas (Les Républicains), sera opposée à plusieurs autres membres de la galaxie Balkany.













