Après huit mois d’incertitudes et de bataille législative sur son budget 2026, l’agence spatiale américaine peut enfin souffler. La Chambre des représentants, puis le Sénat ont voté en faveur d’un budget quasiment stable, rejetant de fait les coupes budgétaires drastiques (–24,3 %) voulues par la Maison Blanche. Le budget de l’année fiscale 2026 de la NASA s’établit à 24,4 milliards de dollars (environ 21 milliards d’euros), soit à peine moins que les 24,8 milliards alloués en 2025 (– 1,61 %).
Le budget des missions spatiales de la NASA, qui était menacé de perdre 47 % de ses financements, s’en sort finalement « bien » avec une baisse de 1,04 % de ses crédits (7,16 milliards de dollars, contre 7,24 milliards en 2025). Dans le détail, l’héliophysique et l’astrophysique voient leur budget augmenter (de respectivement 8,6 % et 4,3 %), tandis que les sciences planétaires et de la Terre enregistrent une baisse de leurs moyens (de – 6,5 % et de – 1,6 %).
Plusieurs programmes phares de la NASA ont vu leurs financements garantis pour l’année 2026, à l’instar de la mission Dragonfly, qui doit envoyer en 2028 un hélicoptère électrique parcourir la surface de Titan, le plus gros satellite de Saturne, ou du télescope spatial Nancy Grace Roman, qui doit être lancé à l’automne. Le Habitable Worlds Observatory (observatoire des mondes habitables) reçoit 150 millions de dollars pour entamer son développement. Ce futur télescope spatial, le plus ambitieux jamais envisagé, doit permettre d’ici à 2040 de chercher et d’imager directement des exoplanètes de la taille de la Terre et d’analyser la composition précise de leurs atmosphères dans le but de trouver d’éventuelles traces d’activité biologique.
Il vous reste 47.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










