Autrice d’Une première histoire du trumpisme (Gallimard, 2025) et des Etats-Unis et le monde de George Washington à Donald Trump (Perrin, 2018), Maya Kandel est spécialiste de la politique étrangère américaine.
Donald Trump, élu en 2016 sur la critique des « guerres sans fin » américaines, a multiplié les interventions depuis son retour au pouvoir, en 2024, a fait enlever Nicolas Maduro, alors président du Venezuela, et menace de s’emparer du Groenland. S’agit-il d’une mutation dans sa vision du monde ?
Faire tomber Maduro, annexer le Groenland, ce sont deux choses qu’il avait évoquées déjà lors de son premier mandat. Il a toujours eu cette vision du monde hobbesienne, où seule compte la loi du plus fort. Mais lors de sa première présidence, Trump était beaucoup moins préparé qu’aujourd’hui, et il n’était pas entouré de gens prêts à mettre en œuvre ses décisions. Sa première stratégie de sécurité nationale, en 2017, avait été écrite par ceux que l’on appelait les « adultes », les républicains plus traditionnels. Celle publiée en décembre 2025, en revanche, reflète sa vision des relations internationales.
Il vous reste 89.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











