Pour le lancement de sa campagne, samedi 17 janvier, Grégory Doucet, 52 ans, a pris le contrepied de Jean-Michel Aulas, 76 ans, favori des sondages dans la course à la mairie de Lyon, pour les élections des 15 et 22 mars. Le maire sortant de Lyon (Les Ecologistes) a soigneusement évité d’attaquer personnellement l’ancien président du club de football de l’Olympique lyonnais, pour ne pas jouer au dénigrement réciproque.
Soutenu par les partis de la droite et du centre (Les Républicains [LR], Union des démocrates indépendants [UDI], MoDem, Horizons, Renaissance), M. Aulas sature l’espace médiatique, en multipliant depuis plusieurs mois annonces spectaculaires et critiques acerbes contre les écologistes jugés « dogmatiques ».
Face à cette puissante dynamique, Grégory Doucet, à la tête des listes d’union de la gauche (Ecologistes, Parti socialiste, communistes, Place publique, Génération.s, L’Après), a préféré parler « d’une ville apaisée et protectrice, d’une ville inclusive et hospitalière », lors de son premier meeting au Sucre, salle à la mode du quartier de Confluence. « On ne veut pas passer notre temps à répondre aux insultes et à la démagogie, on veut remettre des valeurs dans la campagne et définir une vraie vision pour l’avenir », décode Benjamin Badouard, élu à la Métropole de Lyon et artisan de la vague verte qui a porté les écologistes au pouvoir municipal et métropolitain en 2020.
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