Ni limousines, ni ample cortège noir. Les obsèques d’Alain Orsoni se sont déroulées dans la sobriété, samedi 17 janvier, à Ajaccio, sous le regard d’un dispositif policier discret. Dans la salle du funérarium où il reposait, le cercueil de l’ancien leader nationaliste tué cinq jours plus tôt lors de l’enterrement de sa mère dans le village de Vero, était enveloppé d’une « bandera », le drapeau corse à tête de Maure. Dans l’assistance, plus de 200 personnes, dont une poignée d’élus de l’Assemblée de Corse, des syndicalistes, des représentants de la ligue des Droits de l’homme ou du monde du football, mais aussi et surtout d’anciens compagnons de route nationalistes ayant eu la clandestinité en partage.
Au cœur du crématorium, la brève cérémonie a eu lieu sans symbole religieux. Des écrans ont diffusé des images muettes d’un autre temps, au cours des années 1990. Celles du « bel Alain », trentenaire sportif, belle gueule, sourire carnassier, faisant du parapente, embrassant ses enfants au village en compagnie de son épouse, menant une campagne électorale active dans les rues d’Ajaccio. « S’il n’avait pas eu cette vie, il aurait pu être un communicant hors pair », glisse alors un participant à voix basse.
Il vous reste 78.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.














