« Plus de 300 familles à la rue. » Aux abords de l’entreprise de carrelage Ilva, située à Pilar (banlieue de Buenos Aires), une banderole annonce le combat des travailleurs licenciés, environ 300 personnes au mois d’août 2025, selon les représentants syndicaux. Devant la grille close de l’entreprise, deux tentes de fortune ont été montées par des groupes d’ouvriers s’y relayant afin de réclamer leurs indemnités de licenciement. Elles demeurent non versées à ce jour, dénoncent les représentants des travailleurs. « On se sent à la fois tristes, en colère et désemparés car on ne sait plus quoi faire pour que l’entreprise réponde à ses obligations », lâche Juan Flores, délégué du syndicat « groupe ouvrier de la céramique » et licencié.
La situation de l’entreprise de carrelage, réputée dans le secteur, est particulièrement relayée médiatiquement, en raison du conflit entourant les licenciements et du silence de la direction. Mais son cas est loin d’être isolé. Au mois de novembre 2025, la firme états-unienne Whirlpool décidait de fermer son usine de machines à laver en banlieue de la capitale et de licencier 220 personnes, rapportait la presse argentine. Au même moment, la presse locale s’émouvait du licenciement de 29 personnes à Venado Tuerto (370 km au nord-ouest de Buenos Aires) par la marque argentine de casseroles Essen.
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