- Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne doivent signer samedi au Paraguay un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde.
- Cette signature intervient après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens.
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Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne doivent signer samedi au Paraguay un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens. La signature de l’accord aura lieu à 12h heure locale (15h GMT) à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui exerce la présidence tournante du bloc sud-américain auquel appartient également la Bolivie.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa assisteront à la cérémonie de signature à Asuncion. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et celui de l’Uruguay, Yamandu Orsi, seront également de la partie. La présence du dirigeant argentin Javier Milei n’est pas confirmée. À la tête de la première économie d’Amérique latine, géant agricole d’envergure mondiale, Luiz Inacio Lula da Silva a joué un rôle crucial dans l’avancée du traité UE-Mercosur. Mais le président brésilien n’assistera pas à la signature.
Plus de 25 ans de négociations
La Commission européenne négocie cet accord depuis 1999 avec les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). À Bruxelles, une majorité d’États européens a récemment soutenu le traité, malgré l’opposition de plusieurs pays dont la France.
Ensemble, les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs.
En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.
Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il permettra au contraire de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l’Amérique latine.












