- Les médecins libéraux ont obtenu une série de garanties de la part du gouvernement.
- Ils ont décidé de suspendre la grève entamée le 5 janvier.
- Les syndicats se félicitent de la mobilisation des soignants.
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Lecornu II : le nouveau gouvernement à l’épreuve du budget
Estimant avoir obtenu des engagements satisfaisants du gouvernement au sujet de leurs revendications, les syndicats de médecins libéraux ont décidé de suspendre leur grève. Ils mettent toutefois en garde et assurent se tenir prêts à relancer leur mouvement, a fait savoir ce vendredi le président du syndicat CSMF, le docteur Franck Devulder.
« Nous saluons l’énorme mobilisation des médecins, prenons acte des engagements du gouvernement, et nous suspendons »
le mouvement de grève, a-t-il indiqué. « Mais nous disons aussi : plus jamais cela, plus jamais d’attaques en règle contre la médecine libérale »
, a ajouté le représentant syndical, sans quoi « le mouvement recommencera ».
Les syndicats n’excluent pas une reprise du mouvement
Par le biais d’un communiqué de presse et dans une lettre aux médecins, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a présenté une série d’engagements pour mettre fin à ce mouvement de grève diffus, qui avait débuté le 5 janvier. Le gouvernement s’est engagé à revenir sur la possibilité pour l’Assurance maladie d’imposer à un praticien des objectifs de réduction des tarifs. Il a par ailleurs promis de supprimer la possibilité de fixer par décret de nouveaux tarifs pour les actes médicaux, sans accord conventionnel avec les médecins.
Franck Devulder a pris acte de ces décisions soulignant toutefois que les syndicats de médecins libéraux pourraient relancer la grève. Il alerte ainsi sur une possible adoption par le Parlement de l’une des deux propositions de loi visant à réguler l’installation des médecins, qu’il s’agisse de la proposition de loi Garot (votée en première lecture par l’Assemblée nationale) ou de la proposition de loi Mouillé (votée en première lecture par le Sénat). Les syndicats indiquent aussi leur opposition très nette aux propositions des députés Yannick Monnet (PCF) et Jean-François Rousset (EPR). Ces derniers avaient appelé dans un rapport remis en octobre à plafonner les dépassements d’honoraires.
Dans les semaines à venir, les syndicats expliquent qu’ils vont rester vigilants sur les conditions d’accueil et de rémunération des docteurs juniors, ces internes en quatrième année de médecine générale appelés à venir renforcer les généralistes dans les territoires sous-dotés à partir de novembre 2026. Sur cette question précise, les négociations se poursuivent entre le ministère et les syndicats. Les représentants des médecins libéraux estiment ainsi que leurs demandes ne sont pas satisfaites.












