Le couperet est tombé mardi 13 janvier : les branches égyptienne, jordanienne et libanaise des Frères musulmans sont désormais classées comme « organisations terroristes étrangères » par Washington. Marco Rubio, secrétaire d’Etat américain, a justifié cette désignation par la « menace posée » par ces sections locales de la confrérie transnationale sunnite « contre les Etats-Unis » et par leur « soutien matériel au Hamas ». La décision vise à resserrer l’étau autour du mouvement islamiste palestinien, lui-même issu des Frères musulmans et considéré de longue date comme « terroriste » par les Etats-Unis, et à éliminer la lutte armée contre Israël, dont Washington reste le premier soutien.
La confrérie et ses réseaux de bienfaisance sur lesquels elle s’appuie sont en réalité déjà interdits dans plusieurs pays du Moyen-Orient, dont l’Egypte et la Jordanie, mais aussi l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Cette mise au ban d’acteurs de l’islam politique dans la région se couple de sanctions prises par le Trésor américain, comme le gel des avoirs ou l’interdiction de transactions. La décision devrait avoir un impact sur leurs relais aux Etats-Unis et porte un nouveau coup à la confrérie, affaiblie depuis la décennie 2010.
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