L’ancien président chypriote Georges Vassiliou est mort à Nicosie, le 13 janvier, à l’âge de 94 ans. Fervent défenseur du plan de réunification de Chypre, il avait été le principal architecte de l’adhésion de l’île à l’Union européenne (UE).
Né dans la ville portuaire de Famagouste le 20 mai 1931, il grandit dans une famille de médecins et militants communistes qui prennent part à la guerre civile grecque (1946-1949). Comme le rappelait un article du Monde de 1988, ses parents faisaient partie des fondateurs du Parti communiste chypriote. Cet engagement emmena la famille dans le bloc de l’Est, à Budapest, où Georges Vassiliou suit des études d’économie tout en travaillant dans une usine d’aluminium. Son expérience hongroise lui fait prendre des distances avec l’idéologie communiste. En 1956, alors que les chars soviétiques écrasent le soulèvement populaire de Budapest, il accepte de transporter vers l’ouest des pamphlets anonymes intitulés Hungaricus qui donnent au monde extérieur les premiers témoignages non censurés de la répression en Hongrie.
En 1962, après un court passage par Londres, Georges Vassiliou retourne à Chypre et fonde une société d’études de marché, le Middle East Market Research Bureau, qui s’implante dans 30 pays. Parti de rien, Georges Vassiliou devient alors millionnaire.
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