Parfois, un peu d’inégalité ne nuit pas et peut même être nécessaire pour assurer un sain développement. Telle est la leçon non pas d’économistes ou de sociologues, mais de biologistes, publiée le 15 décembre 2025 dans Nature Communications. L’article s’intéresse à un vieux mystère de la vie. Comment, à partir d’une seule cellule, parvient-on à en générer des milliards d’autres de natures très diverses ? Le « plan » est-il écrit dans cette cellule mère ? Les cellules se spécialisent-elles une fois produites, en communiquant entre elles ? Ou la différenciation apparaît-elle dès la séparation, avec deux « filles » qui n’hériteraient pas du même bagage moléculaire et connaîtraient en conséquence un destin différent ?
C’est cette dernière option que privilégie cette étude de l’Institut de biologie de l’Ecole normale supérieure, à Paris, grâce à une série d’expériences habiles conduites sur des dizaines de cellules individuelles de la moelle épinière d’embryons de poulet, jusqu’à trois jours après la ponte.
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