« La première fois, j’ai dû regarder la vidéo à deux reprises. J’étais sous le choc, incrédule, en colère et triste à la fois », confie Charlotte Jorgensen. Cette ancienne engagée dans l’armée danoise, âgée de 46 ans, ne cache pas ses sentiments à l’égard du vice-président américain − « une pauvre petite personne pathétique ». En février 2025, J.-D. Vance avait traité le Danemark de « mauvais allié » lors d’une interview télévisée. Le mois suivant, alors qu’il visitait la base américaine spatiale de Pituffik, il avait vilipendé Copenhague, accusé de « faire du mauvais travail » au Groenland.
Autant dire que l’annonce de la présence du vice-président lors d’une rencontre, prévue mercredi 14 janvier à Washington, a été reçue très froidement au Danemark. Initialement, c’est le secrétaire d’Etat, Marc Rubio, qui devait accueillir le chef de la diplomatie danoise, Lars Lokke Rasmussen, et son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, pour évoquer l’avenir du territoire autonome danois. Mais mardi, M. Rasmussen a révélé que M. Vance serait finalement l’hôte de la réunion, organisée à la Maison Blanche.
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