La fin d’un mois de blocage. Les agriculteurs présents sur le barrage de l’A64 près de Carbonne en Haute-Garonne ont annoncé ce mardi 13 janvier « lever le camp », comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article. Cette décision intervient alors que la situation s’était tendue durant la nuit avec le déploiement de blindés et des forces de l’ordre en nombre.
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« Nous sommes encerclés par les gendarmes », avait déclaré plus tôt par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des « Ultras de l’A64 » qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre. Ils avaient lancé à Carbonne la mobilisation agricole en janvier 2024, qui avait fait tache d’huile dans toute la France.
Le préfet et la sous-préfète de Haute-Garonne se sont rendus sur place pour mener des négociations dans la matinée. « On va lever le barrage », ont déclaré à l’AFP Benjamin Asna et Bertrand Loup, tous deux responsables des « Ultras de l’A64 » à l’issue des discussions.
« Entre aujourd’hui et demain »
Les manifestants vont partir « entre aujourd’hui et demain, le temps de tout ranger », a précisé Bertrand Loup, alors que de brèves échauffourées ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants qui voulaient regagner le campement pour le « nettoyer ».
« On va sortir dignement, mais le combat n’est pas fini », a déclaré Jérôme Bayle, porte-voix des « Ultras de l’A64 », à l’origine du mouvement agricole de 2024. « On ne fait pas un sprint, mais un marathon et il nous reste des forces », a-t-il ajouté, juché sur une glissière de sécurité, au milieu des gendarmes et des manifestants, parvenant à calmer ses troupes.
Cet hiver, c’est l’abattage de 207 vaches aux Bordes-sur-Arize (Ariège) en raison d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a provoqué la colère agricole dans le Sud-Ouest et plusieurs autres régions de l’hexagone. L’accroissement du coût des engrais ou encore l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé sont d’autres motifs de la mobilisation qui se poursuit à Paris, où les tracteurs sont entrés mardi matin.
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