Comme l’a été le procès de première instance, à l’automne 2024, le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens s’annonce comme l’un des principaux temps fort judiciaires de 2026.
Dans ce dossier, la cheffe de file des députés Rassemblement national (RN) avait été condamnée, le 31 mars 2025, à une peine de cinq ans d’inéligibilité lui fermant la porte de l’élection présidentielle de 2027. L’éventuelle infirmation de cette sanction par la cour d’appel représente le principal enjeu des audiences qui commencent, mardi 13 janvier, et doivent se poursuivre jusqu’au 12 février. Les Décodeurs font le point sur les contours de ce nouveau procès.
Que reproche-t-on à Marine Le Pen ?
La députée du Pas-de-Calais, âgée de 57 ans, a été condamnée en première instance, le 31 mars 2025, pour « détournement de fonds publics » et « complicité de détournement de fonds publics ». D’une part, il lui est reproché d’avoir fait rémunérer par le Parlement européen, où elle a siégé de 2004 à 2017, quatre assistants parlementaires qui auraient en fait travaillé pour le compte de son parti, le Front national (FN, devenu RN en 2018), dont elle a assumé la présidence entre 2011 et 2021.
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