« Il ne s’agit pas de la supprimer pour le plaisir de la supprimer mais pour bâtir quelque chose qui fonctionne mieux. » En avril 2019, après le grand débat national, Emmanuel Macron annonçait ce qui allait devenir l’une des pièces maîtresses de la réforme de la haute fonction publique : la disparition de l’Ecole nationale d’administration (ENA), remplacée officiellement en 2022 par l’Institut national du service public (INSP). Un nouveau lieu de formation des élites administratives censé être plus ouvert à la diversité, plus opérationnel et moins corporatiste. « Du chemin reste encore à parcourir », estime un haut fonctionnaire.
La mission incombe au magistrat de la Cour des comptes Jérôme Filippini, nommé le 5 janvier à la tête de l’Institut. « L’objectif qui lui est assigné, c’est de poursuivre la réforme qui a été entreprise avec la création de l’INSP, explique le ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, David Amiel. Il faut continuer de renforcer la formation des hauts fonctionnaires dans la période de grands bouleversements que nous connaissons. »
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