- L’agence française du médicament a fait état vendredi de retards d’approvisionnement concernant les médicaments à base de propranolol.
- Ce bêtabloquant est utilisé dans le traitement de nombreuses pathologies, notamment cardiaques.
L’agence française du médicament (ANSM) a fait état vendredi de retards d’approvisionnement concernant les médicaments à base de propranolol, un bêtabloquant utilisé dans le traitement de nombreuses pathologies, notamment cardiaques.
L’approvisionnement en propranolol 40 mg « connaît des difficultés importantes jusqu’au mois de février » liées à « d’importants retards d’approvisionnement de la part des laboratoires »
exploitants dont Arrow, Biogaran, EG Labo, Teva et Accord Healthcare France, indique l’ANSM dans un communiqué, appelant les médecins à « limiter les initiations de traitement »
et à « envisager d’autres bêtabloquants »
comme le bisoprolol, le nébivolol ou l’aténolol.
Jusqu’à la remise à disposition normale du médicament, la vente en dehors du territoire national est interdite. Les autres dosages de propranolol (80 mg LP et 160 mg LP, en gélules) et les autres présentations (solutions buvables, solutions injectables) ne sont pas concernés par la tension d’approvisionnement.
Afin d’éviter toute interruption de traitement, des lots de propranolol 40 mg du laboratoire Teva seront mis à disposition de manière dérogatoire en France d’ici mi-février, selon l’ANSM.
Également utilisé en neurologie et en endocrinologie
Le propranolol est utilisé notamment en cardiologie (hypertension, troubles du rythme), mais aussi en neurologie et en endocrinologie. Dans le traitement des troubles du rythme cardiaque, le propranolol reste toutefois « indispensable dans certaines situations, notamment chez les femmes qui allaitent et les enfants atteints du syndrome du QT long congénital ou de tachycardie ventriculaire polymorphe catécholergique »,
souligne l’agence sanitaire.
Depuis plusieurs années, l’approvisionnement en médicaments connaît des tensions croissantes qui concernent de nombreuses spécialités pharmaceutiques et qui résultent de facteurs multiples dont la dépendance à quelques sites de production à l’étranger, des problèmes de fabrication, la hausse imprévue de la demande ou encore des prix jugés trop bas qui poussent des laboratoires à favoriser des marchés plus rentables.











