Ce n’est qu’un tout petit échantillon mais, comme vous le voyez, vous êtes nombreux à nous interroger sur le bilan humain de l’intervention américaine sur le sol vénézuélien, alors que les autorités du pays restent muettes sur le sujet.
Les hôpitaux au Venezuela ont refusé, dimanche, de donner à l’Agence France-Presse (AFP) toute information sur les morts et les blessés lors de cette attaque qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro.
« Nous avons ordre de ne pas fournir d’informations », a-t-il été dit à l’AFP qui s’est rendue dans sept centres médicaux de Caracas sans pouvoir y entrer ni accéder aux données, tandis que circulaient des rapports officieux faisant état de dizaines de décès. « L’information relève de la sécurité militaire », a déclaré un fonctionnaire à l’hôpital Carlos Arvelo, qui aurait reçu la majorité des victimes.
L’AFP a aussi demandé à trois reprises au gouvernement vénézuélien les chiffres, sans recevoir pour l’instant de réponse.
Une organisation regroupant des médecins au Venezuela a fait état auprès de l’AFP d’environ 70 morts et 90 blessés. Une source militaire anonyme a dit à l’AFP qu’il y avait au moins quinze tués. Le quotidien New York Times parle, lui, de 80 décès, citant une source au sein du gouvernement, tandis qu’un journaliste vénézuélien a publié une liste de 18 noms de militaires tués, selon lui, et membres du corps de sécurité de M. Maduro.
Lors de la capture de Nicolas Maduro, qui se trouvait dans une maison au sein de Fuerte Tiuna, une immense enclave militaire dans Caracas, des affrontements ont notamment eu lieu entre les militaires américains et les gardes du corps du président, selon les autorités américaines.
Le ministre de la défense vénézuélien, le général Vladimir Padrino, a dénoncé des exécutions de « sang-froid ». Samedi, il avait également dit que les frappes américaines sur la capitale avaient touché des populations civiles et qu’il travaillait à établir un bilan.









