- La nuit du vendredi, la tension entre les États-Unis et le Venezuela a franchi un cap. Le président Nicolas Maduro a été capturé et exfiltré par Washington. Cela après des frappes menées sur la capitale Caracas et ses environs. À Washington, Donald Trump assiste en direct à la capture de Nicolas Maduro et de son épouse. Après cette nuit historique, 28 millions de Vénézuéliens sont plongés dans l’angoisse. La Colombie, en état d’alerte, renforce le contrôle de sa frontière avec le Venezuela.
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Nicolás Maduro capturé par les États-Unis
Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale de l’aveu même de Donald Trump. Les États-Unis ont mené une « attaque de grande envergure »
, dans la nuit de samedi 2 à dimanche 3 janvier, sur le Venezuela. L’opération est « un signal indiquant que nous ne nous laisserons pas intimider »
, a martelé le pensionnaire de la Maison Blanche Donald Trump, assurant qu’il s’agissait d’empêcher le trafic de drogue « par voie terrestre »
. Jusqu’à nouvel ordre, Washington va « diriger le pays »
et veiller à une « transition sûre, appropriée et judicieuse »
(et mettre, du même coup, la main sur le précieux pétrole vénézuélien). Mais comment en est-on arrivé là ? Rembobinons cette nuit où tout a basculé.
Une attaque au cœur de la nuit
Tout commence à 3h du matin, à Caracas. Les premières frappes américaines s’abattent sur la capitale, visant plusieurs bases militaires de la région. Les habitants et les autorités sont pris de court, la défense anti-aérienne impuissante. Selon le général américain Dan Caine, plus de 150 avions ont été mobilisés dans cette opération « Absolute Resolve ».
« Nous allons investir des milliards et des milliards de dollars au Venezuela, récupérer ces investissements et ceux qui en bénéficieront le plus seront les Vénézuéliens », promet le président américain Donald Trump. pic.twitter.com/BXEgiVDieP — LCI (@LCI) January 3, 2026
À 3h30, les premiers hélicoptères, sans doute américains, sont repérés dans le ciel de Caracas. Personne ne comprend alors que la cible est le président vénézuélien lui-même, Nicolas Maduro, et sa femme, Cilia Flores. À ce moment-là, la télévision d’État condamne une « agression qui menace la paix et la stabilité internationale »
. Les forces spéciales américaines agissent de manière chirurgicale et investissent la résidence présidentielle. « Nous avons regardé (l’intervention) dans une salle et nous en avons suivi toutes les étapes »
, assure Donald Trump, depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. Le bâtiment « était un endroit très bien gardé, comme une forteresse »
, souligne encore le dirigeant. En quelques minutes, le président et la première dame vénézuéliens sont exfiltrés.
Maduro et sa femme en route pour New York
Les frappes américaines cessent vers 4h15. Les premiers habitants sortent dans des rues désertées pour constater les dégâts. Personne ne sait que le président manque à l’appel. « On a entendu des avions voler et beaucoup d’explosions, au moins une dizaine »
, témoigne un local, au micro du 20H de TF1. Dans le même temps, le couple Maduro est transféré à bord d’un hélicoptère vers le navire américain USS Iwo Jima. « Ils sont à bord d’un navire mais ils se dirigent vers New York »
, lance Donald Trump. Les intéressés, notamment poursuivis pour « narcoterrorisme », feront « bientôt face à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain, devant des tribunaux américains »
, affirme, de son côté, la ministre de la Justice, Pam Bondi.
À l’aube, vers 6h du matin, Delcy Rodriguez, la vice-présidente du Venezuela qui assure l’intérim, prend la parole. « Nous exigeons du gouvernement de Donald Trump des preuves de vies immédiates de Nicolas Maduro et de la première dame »
. Quelques heures plus tard, elle déclare que Nicolas Maduro est « l’unique président du Venezuela »
et se dit prête à « défendre »
son pays ainsi que ses « ressources naturelles qui doivent servir au développement national »
. Vers 6h30, le ministre de l’Intérieur appelle également au calme et soutient que l’État est toujours debout : « depuis le lieu où je me trouve, j’appelle le peuple au calme. Vive la patrie ! »
.
Après cette nuit historique, 28 millions de Vénézuéliens sont plongés dans l’angoisse. Certains voisins directement menacés par Trump, comme la Colombie ou Cuba, sont, eux, en état d’alerte.











