« L’indice Pizza » l’avait vue venir, cette attaque américaine contre le Venezuela. Dans la nuit de vendredi à ce samedi 3 janvier, les États-Unis ont mené plusieurs frappes contre Caracas et « capturé » puis « exfiltré » le président Maduro. Une opération d’envergure qui a plongé la capitale dans la confusion, secouée par plusieurs explosions.
Un nouveau tournant d’envergure dans cette crise géopolitique, qui a été anticipé par « l’indice pizza ». Ceci vient de l’idée que chaque événement majeur impliquant les États-Unis sur la scène internationale voit des personnels du Pentagone, du département d’État et de la Maison Blanche rester au bureau tard le soir.
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Cela entraîne une hausse massive des commandes de restauration à emporter, en particulier de pizza, à Washington et dans ses environs.
Un indice observé depuis 1989
La théorie est particulièrement populaire sur internet, avec des forums dédiés sur Reddit et même un compte X « Pentagon Pizza Watch ». Celui-ci a justement signalé un pic d’activité sur deux pizzerias situées non loin du ministère américain de la Défense, vendredi soir, dépassant largement leur fréquentation habituelle à 1h du matin, juste avant leur fermeture.
« Domino’s Pizza (à 2,2 km du Pentagone) connaît une forte hausse d’activité, avec une augmentation de 333 %. Papa Johns Pizza (à 3,7 km du Pentagone) signale également une forte activité, à 178 %. Le niveau d’alerte DEFCON est de 4. », écrivait vendredi « Pentagon Pizza Watch. »
L’indice pizza n’est pas une nouveauté à Washington. Il a été évoqué avant l’invasion de la Grenade par les Marines américains au début des années 80, ou lors de la crise de Panama (1989), souligne l’AFP. Une brève de Time Magazine, en août 1990, soulignait que les commandes de pizza au siège de la CIA avaient connu une hausse soudaine la nuit précédant l’entrée des troupes irakiennes au Koweït.
Plus récemment, il a été évoqué lors de l’attaque d’Israël sur l’Iran en juin dernier. Des détails qui font tout de même un indice militaire assez éloquent.
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