La star hollywoodienne Angelina Jolie s’est rendue vendredi 2 janvier au point de passage de Rafah, côté égyptien, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse. Cette visite avait pour objectif de faire le point sur la situation humanitaire des habitants de Gaza, territoire palestinien ravagé par plus de deux ans de guerre.
L’ancienne envoyée spéciale du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), venue accompagnée d’une délégation américaine, s’est dite « honorée » de rencontrer les volontaires des ONG présentes près du terminal. « Il y a des centaines de camions qui ne font qu’attendre », a expliqué un bénévole du Croissant-Rouge à l’actrice oscarisée, qui s’est également entretenue avec des chauffeurs de camions humanitaires.
Selon les médias locaux, Angelina Jolie a participé à cette visite pour examiner les conditions des Palestiniens blessés en provenance de la bande de Gaza ainsi que l’acheminement de l’aide humanitaire vers l’enclave assiégée. Ni elle ni les autorités n’ont pour l’instant communiqué officiellement sur cette visite.
« Profonde inquiétude »
Angelina Jolie − l’un des visages les plus emblématiques d’Hollywood − a renoncé à son rôle d’envoyée spéciale du HCR fin 2022 après plus de vingt ans de service, disant vouloir « travailler différemment » et sur des questions humanitaires plus larges. Elle a effectué plus de 60 missions sur le terrain au fil des ans, prêtant sa célébrité et la certitude d’attirer les médias dans ses déplacements à la cause des réfugiés.
La réouverture du passage de Rafah, prévue par le plan de paix pour le territoire palestinien et réclamée de longue date par l’ONU et la communauté humanitaire, n’a pas été autorisée par Israël depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza le 10 octobre.
Dans un communiqué conjoint vendredi, l’Egypte ainsi que six autres pays à majorité musulmane ont « exigé » qu’Israël garantisse les opérations humanitaires « de manière durable, prévisible et sans restriction », exprimant leur « profonde inquiétude face à la détérioration de la situation humanitaire » dans la bande assiégée.
Après l’annonce début décembre par Israël de l’ouverture de ce passage aux seules sorties de Gaza, Le Caire avait rapidement démenti avoir accepté une telle mesure, insistant pour que ce passage soit ouvert dans les deux sens.









