- Selon des témoignages recueillis après le drame de Crans-Montana, des bougies étincelantes pourraient être à l’origine de l’incendie.
- Filmée quelques minutes avant le drame, une scène montre des femmes, dont l’une sur les épaules d’un homme, tenant à quelques centimètres du plafond des bouteilles de champagne décorées de bougies.
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Drame à Crans-Montana : des dizaines de morts dans l’incendie d’un bar le soir du Nouvel An
Sur les images amateur diffusées par le JT de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article, nous sommes trois minutes avant que l’incendie ne se déclare dans le bar-boîte de nuit Le Constellation de Crans-Montana, en Suisse. Plusieurs femmes, dont une sur les épaules d’un homme, tiennent, à quelques centimètres du plafond, des bouteilles de champagne, décorées de bougies étincelantes. Quelques instants plus tard, le plafond prend feu et tout s’embrase en une fraction de seconde.
Jeudi, quelques heures après le drame, des survivants de l’incendie, dont un mineur, nous racontaient la scène. « Quand on prend une table, on a des bouteilles mises à disposition avec un show. Et en fait le show, c’était un monsieur avec une dame sur les épaules, avec deux bouteilles dans chaque main et les bougies d’anniversaire qui font des étincelles en l’air. En touchant le plafond, ça a créé un feu et c’est parti en trente secondes »
, a décrit un jeune homme. Et un autre de compléter : « On voyait plus rien, de la fumée plein les yeux, c’était le chaos. Mais je me suis vraiment dit, je me suis vraiment posé la question : ‘est-ce que je vais mourir comme ça ?' »
Le polyuréthane, c’est un peu un dérivé du pétrole, ça brûle très vite
Le polyuréthane, c’est un peu un dérivé du pétrole, ça brûle très vite
Lieutenant-colonel Franck Maillard, des sapeurs-pompiers de France
Ces bougies étincelantes seraient-elles à l’origine de l’incendie ? C’est une piste des enquêteurs, qui analysent toutes les images de cette soirée. Les autorités cantonales ont indiqué jeudi que le feu avait entraîné « un embrasement généralisé qui a provoqué une ou plusieurs explosions »
dans le bar.
Sur le plafond du sous-sol de l’établissement, se trouvent des panneaux en mousse anti-bruit. Ils sont composés d’un matériau très inflammable s’il n’est pas suffisamment bien isolé. « Ces plaques, dès lors qu’elles s’embrasent, c’est à une vitesse moindre, mais c’est un peu comme si on enflammait une nappe d’essence. On est sur du polyuréthane, donc c’est un peu un dérivé du pétrole, c’est un hydrocarbure, ça brûle très vite »
, détaille le lieutenant-colonel Franck Maillard, animateur au sein de la commission prévention incendie de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
L’enquête devra également déterminer si l’établissement possédait suffisamment d’issues de secours. Un seul escalier permettait aux centaines de fêtards de quitter le sous-sol. Le drame a fait au moins 40 morts et une centaine de blessés, selon la police locale.










