Depuis que Pierre-Yves Bournazel a déclaré sa candidature pour la Mairie de Paris, en juin 2025, ce proche d’Edouard Philippe, également soutenu par Renaissance, se voit régulièrement poser la même question : qui ralliera-t-il entre les deux tours de mars ? Arrivant en troisième position dans les sondages, le conseiller de Paris, élu depuis 2008, fait davantage figure de faiseur de rois que de sérieux prétendant à la succession d’Anne Hidalgo (Parti socialiste, PS).
En public, il continue d’afficher une foi à toute épreuve et se garde bien de montrer une préférence entre Rachida Dati, candidate pour Les Républicains, donc proche de sa famille politique, et le socialiste Emmanuel Grégoire, issu de la majorité sortante, avec qui il a toujours pris soin de maintenir une opposition constructive. En privé, il n’en dit guère plus si ce n’est qu’« [il fera] tout pour ne pas avoir à se retrouver dans cette position » de devoir choisir.
La maire du 7e arrondissement, qui n’a pas apprécié que le parti présidentiel ne se range pas derrière elle, a tranché pour lui et ses équipes racontent à qui veut l’entendre que « voter Bournazel, c’est voter Grégoire ». L’épisode de 2020, où la candidate macroniste Agnès Buzyn s’était maintenue au second tour, entravant le score de Mme Dati, n’a pas été digéré. Emmanuel Grégoire, lui, laisse venir et disait en juillet de Pierre-Yves Bournazel qu’il était « intéressant ». Début novembre, un pilier des socialistes parisiens prônait également de « laisser la porte ouverte », rappelant qu’en 2008, une union avec le Mouvement démocrate avait été envisagée.
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