L’identification des victimes se poursuit
L’enquête et l’identification des victimes vont se poursuivre, vendredi, après l’incendie qui a fait une quarantaine de morts et plus de cent blessés dans un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana pendant la nuit du Nouvel An. L’ambassadeur d’Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado, a déclaré à l’Agence France-Presse que 47 personnes étaient mortes, ce que les autorités suisses n’ont pas encore confirmé.
D’importants moyens sont mobilisés « pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles le plus rapidement possible », a déclaré Beatrice Pilloud, la procureure générale du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse. « Ce travail pourra prendre plusieurs jours », a précisé le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler. Une cellule de crise a été installée dans le centre des congrès de Crans-Montana pour recevoir et orienter les familles.
Les autorités n’ont pas précisé combien de personnes étaient portées disparues. Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a rapporté qu’une « quinzaine d’Italiens » avaient été blessés, et qu’autant étaient toujours portés disparus.
Le nombre de personnes présentes dans le bar, qui pouvait en contenir au moins 300 selon son site Internet, reste inconnu. Selon plusieurs témoins, le sous-sol de l’établissement, où l’incendie s’est déclenché, n’est relié au rez-de-chaussée que par un escalier, que certains ont décrit comme étroit. Mais les autorités cantonales ne l’ont pas confirmé. « En ce qui concerne l’étroitesse de l’escalier, j’ai vu l’escalier. J’ai été constater également sur place. Qu’est-ce qu’un escalier étroit, en fait, finalement ? », a réagi, jeudi, Mme Pilloud.
« L’enquête sera aussi là pour déterminer s’il y a toutes les normes de sécurité qui ont été respectées ou si tel n’est pas le cas », a-t-elle poursuivi, précisant qu’il était « trop tôt » pour commenter la conformité des sorties de secours, et plus généralement celle des locaux, et si les démarches nécessaires avaient été effectuées avant d’organiser cette soirée.
En outre, la clientèle du bar étant habituellement jeune, et certains s’interrogent sur la présence éventuelle de mineurs au moment du drame. « Vous pouvez imaginer qu’une nuit de la Saint-Sylvestre, en station, la population est sans doute assez jeune. De là à parler de mineurs, je ne m’avancerai pas, mais effectivement il s’agit d’une population festive, donc jeune », a déclaré Stéphane Ganzer, le conseiller d’Etat (ministre régional) du Valais, chargé de la sécurité.









