Une quarantaine de personnes sont mortes dans l’incendie du bar Le Constellation, à Crans-Montana, selon un bilan encore provisoire communiqué par les autorités du canton du Valais, jeudi 1er décembre. Dans le même temps, 115 personnes ont été blessées, la plupart grièvement.
L’établissement situé dans la station alpine, d’une capacité d’accueil d’un peu plus de 300 places, a été partiellement détruit par les flammes lors d’un brusque incendie qui s’est déclenché aux alentours de 1 h 30 du matin, alors que des festivités du Nouvel An s’y déroulaient.
Le drame constitue, selon le président de la Confédération, Guy Parmelin, « une des pires tragédies que notre pays ait connues ». M. Parmelin s’est engagé, lors de la seconde conférence de presse organisée par les responsables suisses, jeudi, en fin de journée, à « tout mettre en œuvre pour que de telles tragédies ne se reproduisent pas »
La justice écarte à ce stade l’hypothèse d’un attentat, et estime, selon les premières analyses, qu’il n’y a pas eu d’explosion dans le bar mais une déflagration liée à la diffusion très rapide des flammes. L’origine de cet incendie, que plusieurs témoins ont attribué à l’utilisation de bougies sur des bouteilles dans le sous-sol de l’établissement, n’a fait l’objet d’aucun commentaire officiel à ce stade.
Plusieurs dizaines de blessés graves sont encore hospitalisés dans différents centres hospitaliers suisses – une partie d’entre eux pourraient être accueillis dans les pays limitrophes de la Suisse, dont les capacités d’accueil de grands brûlés sont saturées par l’incendie de la nuit dernière.
Les identités comme la nationalité des victimes n’ont pas été précisées par les autorités suisses. « Permettez-nous de continuer notre travail et nous verrons ensuite [comment] répondre à ces questions, [ce] que nous réservons d’abord aux familles », a déclaré à ce sujet Mathias Reynard, le président du Conseil d’Etat du canton du Valais, pendant la conférence de presse.






