Handicap International, MSF, Médecins du Monde, Mercy Corps, Care, Action contre la faim… Trente-sept ONG internationales ont perdu leur accréditation jeudi 1er janvier et sont menacées par Israël d’une interdiction totale de leurs opérations humanitaires en Palestine, à la fois à Gaza et en Cisjordanie occupée, à partir du 1er mars en application d’une réglementation visant, de façon explicite, à contrôler leurs personnels mais aussi leur liberté d’expression. Une politique dénoncée par les agences de l’ONU et les acteurs de l’humanitaire, inquiets des conséquences humaines de cette décision, notamment à Gaza où plus de deux millions de personnes vivent dans des conditions catastrophiques.
« La suspension par Israël de nombreuses agences humanitaires présentes à Gaza est scandaleuse », a réagi mercredi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk. « A Gaza en particulier, alors que l’hiver aggrave les souffrances des familles, que l’insécurité alimentaire aiguë persiste et que le besoin d’aide vitale est plus critique que jamais, l’interdiction des ONG risque de compromettre les fragiles progrès réalisés pendant le cessez-le-feu. Les conséquences pour les enfants, les femmes et les hommes vulnérables seront dévastatrices », ont alerté mercredi les responsables des principales agences de l’ONU.
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