A l’heure des atermoiements sur le budget de l’Etat, les Français s’intéresseront-ils à la situation financière de leur commune lors des élections municipales ? Le sujet est sans conteste moins concret – et donc moins vendeur pour les candidats – que les questions de logement, de mobilité ou de sécurité. Il n’en demeure pas moins une source de préoccupation pour les électeurs.
La gestion et les finances des villes devraient peser sur le vote, soulignait l’IFOP dans une enquête publiée par La Tribune dimanche le 15 novembre sur l’état d’esprit des Français des communes de 5 000 habitants et plus, dans la perspective du scrutin de mars 2026. Dans ce sondage réalisé auprès de 2 525 personnes, la préoccupation de l’enjeu financier arrivait juste derrière celle de la sécurité des personnes et des biens, mais devant les enjeux relatifs à la propreté de la ville, à l’offre de soins ou encore au logement, aux transports, et apparaissait ainsi comme déterminante dans le futur choix des électeurs.
Les premiers échos politiques de la campagne le confirment aussi : que ce soit dans les petites communes ou les plus grandes, les élections de mars ne feront pas l’impasse sur les finances locales. D’un côté, les maires sortants aspirant à leur réélection font la promotion du bilan de leur majorité. De l’autre, les oppositions et leurs candidats tirent volontiers à boulets rouges sur la gestion financière des équipes en place en jetant l’opprobre sur l’évolution de tel ou tel impôt local et, surtout, en relançant le débat sur le niveau d’endettement des villes.
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