- La campagne de vaccination contre la grippe, lancée il y a un peu plus d’un mois, présente déjà des résultats encourageants, selon la Direction générale de la santé.
- Plus de 8,3 millions de doses de vaccins ont été vendues par les pharmacies, soit 22% de plus que lors de la dernière saison.
- Mais il est encore « trop tôt pour tirer des conclusions définitives » sur le succès du cycle actuel, avertit le ministère.
Après une épidémie particulièrement sévère la saison dernière et une campagne de vaccination qui s’était essoufflée (nouvelle fenêtre), la barre se redresse cette année. La campagne actuelle contre la grippe saisonnière semble plutôt bien partie, un peu plus d’un mois après son lancement, ont indiqué mardi 25 novembre les autorités sanitaires.
« En ce début de campagne, la vaccination contre la grippe saisonnière suscite un intérêt accru »
, a relaté la Direction générale de la santé (DGS), branche du ministère de la Santé, dans un message à l’AFP. Comme indicateur, elle retient le nombre de doses de vaccins vendues par les pharmacies : plus de 8,3 millions depuis le lancement de la campagne de vaccination (nouvelle fenêtre) le 14 octobre, soit une nette hausse (+22%) par rapport à la saison dernière et la précédente (+11%).
« L’épidémie n’est pas encore là », rappelle Stéphanie Rist
L’enjeu est crucial car les taux de vaccination étaient restés médiocres lors de l’hiver 2024-2025 (nouvelle fenêtre), à moins de la moitié (46,5%) des personnes éligibles. Cette faible couverture avait contribué à une épidémie particulièrement sévère, avec plus de 17.000 décès, même si l’efficacité moindre du vaccin contre les souches en circulation était aussi en cause. Au niveau actuellement enregistré, le nombre de doses vendues représente déjà près de la moitié (43,7%) des 19 millions de personnes éligibles en France, où l’épidémie n’a pas encore officiellement commencé, malgré quelques premiers signes chez les plus jeunes.
Invitée sur TF1 dans la matinale « Bonjour ! » (nouvelle fenêtre) ce mardi, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a précisé que les doses avaient été administrées à « à peu près un tiers »
des Français éligibles, à savoir notamment les plus de 65 ans et les personnes fragiles de manière générale. Et appelé à poursuivre sur cette lancée. « C’est le moment de se faire vacciner, l’épidémie n’est pas encore là. Allez vous vacciner contre la grippe, ça protège vous et votre entourage. (…) Ça sauve des vies »
, a-t-elle insisté.
« Les tendances devront être confirmées », tempère le ministère
La DGS a formulé quelques hypothèses pour ce bon départ : le souvenir chez les patients de la sévérité de la dernière épidémie ou le fait que les messages officiels aient mieux distingué cette année les enjeux liés à la grippe et au Covid. Si le ministère de la Santé s’est félicité de signaux encourageants, il a toutefois averti qu’il est « trop tôt pour tirer des conclusions définitives »
. « La campagne ne fait que commencer, et les tendances devront être confirmées dans les prochaines semaines »
, a-t-il souligné.
Les autorités sanitaires tentent depuis des années, sans grand succès, de convaincre les Français de se vacciner en une seule fois contre la grippe et le Covid-19 (nouvelle fenêtre). Mais la vaccination anti-Covid reste systématiquement bien en dessous de celle contre la grippe. Cette année encore, l’écart est sensible en ce début de campagne : environ 1,7 million de doses de vaccin contre le Covid-19 ont été administrées en ville, selon la DGS.
Pour ces deux maladies, les personnes ciblées comprennent notamment tous les plus de 65 ans, mais la population fragile compte aussi les femmes enceintes et nombre de patients atteints de maladies chroniques.












