- En France, la courbe de natalité continue de dégringoler depuis 2010.
- Une situation qui s’explique par plusieurs facteurs, comme le manque de logements.
- LCI fait le point.
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La Matinale
En France, la courbe de natalité continue de dégringoler depuis 2010. En 2024, 660.800 nouveaux-nés ont vu le jour. Or, pour la première fois depuis 1945, le solde naturel de la France a été négatif. C’est un problème pour le pays, dont les causes sont multiples. Pour mieux comprendre les causes et les conséquences de la baisse de natalité, plusieurs députés ont lancé une mission d’information afin d’interroger directement les Français.
Avant d’en connaître les résultats, une enquête internationale menée par Yougov révèle les premières tendances : 38% des plus de 50 ans estiment avoir eu le nombre idéal d’enfants, tandis que 31% avouent en avoir eu moins que leur idéal. Ce décalage entre le désir et la conception d’un enfant est provoqué par divers obstacles : les contraintes financières (39%), l’insécurité de l’emploi ou le chômage (21%), les contraintes liées au logement (19%), les inquiétudes liées à la situation politique ou sociale (14%) et enfin l’infertilité ou les difficultés à concevoir (12%).
La difficulté de se loger pointée du doigt
Selon une étude de l’université de Toronto, l’augmentation des prix du logement aurait coûté 13 millions de naissances en moins, en 30 ans, aux États-Unis. « C’est un schéma qui est parfaitement transposable à la France. Cela ferait 2,6 millions de naissances en moins en 30 ans à cause des prix du logement »
, analyse Nicolas Doze, éditorialiste économie de LCI, lundi 24 novembre.
« Pour les jeunes couples, la surface du logement est en moyenne de 18 mètres carrés, inférieure à celle qu’on pouvait connaître dans des générations précédentes. 18 mètres carrés, c’est une grande pièce ou deux chambres. Et on imagine bien que quand on n’a pas de chambre à dédier à un enfant, on ne va pas pouvoir réaliser un projet familial »
, abonde Constance de Pélichy, députée UDI du Loiret et présidente de la mission d’information sur la natalité.
Un autre frein est lié à la place des femmes dans la société. « Avant, les femmes étaient valorisées parce qu’on faisait beaucoup d’enfants. Aujourd’hui, elles sont plutôt valorisées parce qu’elles ont une carrière qui est importante »,
souligne Sandra Marconi, journaliste pour LCI. Sur les réseaux sociaux, les témoignages des femmes qui font le choix de ne pas avoir d’enfants fleurissent. « C’est la vraie nouveauté, les femmes, aujourd’hui, osent revendiquer le fait qu’elles ne veulent pas d’enfants »
, ajoute-t-elle.









