L’appel à la grève couvre tout le début de semaine du 24 au 26 novembre, les trois principaux syndicats du pays appellent à un mouvement en crescendo : lundi 24 novembre ce sont les transports qui seront à l’arrêt, le lendemain les services publics : écoles, hôpitaux, collecte des déchets, avant une journée de grève nationale prévue mercredi 26 novembre.
C’est un mouvement social comme la Belgique n’en avait plus connu depuis les années 1980. En cause, la cure d’austérité de la coalition dite « Arizona », du nom de la couleur des partis qui la composent – le bleu des libéraux wallons, le rouge des socialistes flamands, l’orange des chrétiens-démocrates et le jaune des nationalistes flamands –, qui évoque le drapeau de cet État de l’ouest des États-Unis.
Face à un déficit public qui s’annonce en 2026 comme le plus important de la zone euro, le premier ministre nationaliste envisageait 20 milliards d’euros d’économie. Surtout, il voulait revenir sur l’indexation automatique des salaires sur l’inflation, très populaires chez les Belges, mais décriée par le patronat. Mi-octobre, une première journée de grève avait rassemblé plus de 100 000 personnes à Bruxelles.
À lire aussiBelgique: les syndicats du chemin de fer menacent de paralyser le trafic ferroviaire en fin d’année







